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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Après d'autres essais et quelques événements épisodiques, il entre dans les états de Vénus, qui ne punit point ses nymphes quand elles ont quelque faiblesse; au contraire, elle les y encourage si bien que notre auteur modeste et très-scandalisé est très-dégoûté de leur conduite 277. Vénus tient à part d'autres nymphes qui sont plus réservées en apparence, et qui sont aussi plus dangereuses; le poëte trop sensible est leur jouet; il s'en aperçoit enfin; cette découverte lui ouvre tout-à-fait les yeux; il s'emporte contre l'Amour, rompt avec lui, et jure de ne le plus reconnaître pour un dieu. Mais, si loin de sa patrie, comment pourra-t-il y revenir? Une intelligence que lui envoie Minerve, et dans laquelle les commentateurs croient voir la quatrième vertu morale, où la Justice vient le tirer d'embarras. Elle s'offre à le reconduire à Foligno même, dont elle lui fait toute l'histoire. Elle lui fait aussi l'éloge de la famille Trinci dont le chef y dominait alors, avec le titre de vicaire pontifical, et qu'elle fait descendre des Troyens 278. L'auteur, après ces flatteries, qui ne sont au reste ni plus maladroites ni plus basses que beaucoup d'autres, suit la Vertu, qui veut bien lui servir de guide, et qui le ramène dans sa patrie, comme elle le lui a promis.

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