Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Franco Sacchetti, né à Florence, vers l'an 1335 237, d'une famille ancienne et illustrée par les premiers emplois de la république, annonça de bonne heure les plus heureuses dispositions. Très-jeune encore, il composa des poésies amoureuses, où il se montra grand imitateur de Pétrarque; mais avec un tour d'idées et de style qui lui était propre. Comme il ne quitta point Florence dans sa jeunesse, son mérite y frappa tous les yeux. L'usage était alors de graver sur les monuments publics, dans les salles de délibérations du gouvernement, dans celles des tribunaux, sur les portes des différents offices, des inscriptions en vers dans la langue nationale. On s'adressa souvent au jeune Sacchetti pour ces inscriptions, où l'on voulait toujours que la poésie et la morale donnassent des leçons de liberté. On a conservé plusieurs sonnets qu'il fit dans ces occasions. La morale y est en général meilleure que la poésie. La simplicité des idées et du style y est un mérite, puisqu'ils étaient destinés à être entendus et retenus par le peuple. On lui demanda une devise plus courte pour être gravée sur la couronne du lion qui était placé au-dessus d'une espèce de tribune aux harangues, à la façade du palais des prieurs 238. Il fit ce distique remarquable par sa simplicité et sa gravité. C'est le lion qui parle: