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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Les préceptes contenus dans son ouvrage sont tirés soit des anciens, de Caton, Varron, Columelle, Palladius, soit de ses propres observations. Cette partie, en quelque sorte pratique, est excellente et pourrait être encore utile aujourd'hui; elle est au moins très-curieuse par la connaissance qu'elle nous donne des procédés de la culture italienne, que l'on voit avec surprise avoir été, dès cette époque reculée, sur un grand nombre d'objets, la même que de nos jours. On peut citer pour exemple le chapitre de la culture du lin, où l'auteur prescrit les engrais, le double labour, l'un profond avant l'hiver, l'autre superficiel au printemps, et d'autres méthodes excellentes, auxquelles les cultivateurs modernes les plus instruits ne pourraient rien ajouter 179; mais lorsqu'il veut s'élever à la théorie, et rendre raison des qualités de l'air, de la fécondité de la terre, de la végétation, et des autres phénomènes naturels par la doctrine d'Avicenne ou du grand Albert, il se jette dans des explications et des distinctions subtiles et pleines d'erreurs. Ce livre, écrit en latin, fut traduit en italien avant la fin du même siècle. On avait attribué à Crezcenzio lui-même cette traduction; mais il a été reconnu depuis qu'elle date du temps où la langue avait acquis tout son perfectionnement, c'est-à-dire d'un demi-siècle après l'époque où l'auteur écrivait. On ignore le nom du traducteur: seulement, dit le père Bartoli 180, on reconnaît à la perfection de son style qu'il est du siècle où l'on écrivait le mieux 181.

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