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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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L'alchimie était l'abus de la chimie qui était alors peu avancée, comme l'astrologie l'était de l'astronomie qui était aussi dans son enfance. La médecine empruntait trop souvent les visions de l'une et de l'autre; mais souvent aussi elle s'en tenait à ses propres études, et elle dut à ce siècle quelques progrès. Jacques Dondi et Jean son fils, médecins et amis de Pétrarque, qui pourtant n'aimait pas les médecins, ne furent ni alchimistes, ni astrologues, mais joignirent tous deux à leur profession l'étude de l'astronomie et de la mécanique. Padoue, leur patrie, dut au premier et Pavie au second, deux horloges qui furent généralement admirées 175. Padoue et Pavie avaient, comme Bologne, Florence, Pise, Pérouse et toutes les universités des chaires de médecine. Elles produisaient de savants élèves, qui devenaient à leur tour de célèbres professeurs. La plupart s'en tenaient à l'enseignement et à la pratique. Quelques uns, cependant, écrivaient, et c'est dans ceux de leurs ouvrages qui se sont conservés qu'on peut apprendre ce que l'art était de leur temps. Mais et leurs ouvrages et leurs noms mêmes appartiennent à l'histoire de cette science. Je ne nommerai ici qu'un médecin, qui paraît s'être élevé dans le quatorzième siècle au-dessus de tous les autres; c'est le célèbre Mondinus, regardé encore aujourd'hui comme le restaurateur de l'anatomie, dont il a laissé un Traité, le premier qui ait été écrit depuis les anciens 176. Ce traité servait encore de texte et presque de loi dans les universités, deux cents ans après sa mort. Milan, Bologne, Forli et d'autres villes se disputent l'honneur d'avoir donné naissance à Mondinus; mais il suffit, pour la gloire de l'Italie, qu'il soit né, qu'il ait étudié, exercé, enseigné, fait ses belles expériences, et écrit dans son sein 177.

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