Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Thomas de Pisan, autre astrologue, jouissait à Bologne d'une grande réputation lorsqu'il fut appelé à Paris par Charles V. Ce roi, qu'on appela le Sage, n'eut cependant pas la sagesse de se garantir des rêveries de l'astrologie judiciaire. Thomas fut traité à sa cour avec distinction, payé avec magnificence et créé conseiller du roi. Il avait prédit l'heure de sa propre mort, et fit à sa science l'honneur de mourir à l'heure qu'il avait fixée. C'est sa fille Christine de Pisan qui l'atteste dans l'histoire de Charles V, qu'elle a écrite en français 161. Christine fut, comme on sait, un des prodiges de son siècle et de son sexe. Elle a laissé, outre cette histoire, le Trésor de la cité des dames 162, et quelques autres ouvrages français en prose et en vers 163. Elle tient à l'Italie par sa naissance, et à la France par ses écrits.