Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
La fin non moins déplorable du poëte astrologue, Cecco d'Ascoli, et les persécutions éprouvées par l'astrologue médecin Pierre d'Abano, ne détournaient point de l'étude de l'astrologie judiciaire. Un Génois, nommé Andalone del Nero, qui se rendit célèbre par ses connaissances en astronomie, et qui avait entrepris de longs voyages dans le seul dessein de les augmenter, s'égara, comme presque tous les astronomes le faisaient alors, dans les visions astrologiques. Boccace, qui avait pris de ses leçons à Naples, parle de lui avec de grands éloges dans son Traité de la Généalogie des Dieux, l'appelle son vénérable maître 159, et dit positivement qu'il doit avoir dans la science des astres la même autorité que Virgile dans la poésie et Cicéron dans l'éloquence. On a de lui un Traité latin de la composition de l'astrolabe, publié à Ferrare, en 1475. Nous avons en manuscrit, à la Bibliothèque impériale, un de ses Traités sur la sphère, la théorie des planètes, leurs équations, avec une introduction aux jugements astrologiques 160, qui n'a jamais été ni publié ni traduit.