← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

Reading edition

Le siége et la puissance dont émanaient les fortunes et les grâces qu'on ambitionnait en se livrant avec tant d'ardeur à cette étude, était toujours en terre étrangère. D'Avignon, le pape soutenait en Italie, par ses légats et par des troupes à sa solde, des guerres contre les Visconti; et ces guerres ne cessaient de troubler et de ravager la Lombardie et même la Toscane qui n'avait pu se dispenser d'y prendre part. Bologne se déclara libre: le soulèvement gagna jusqu'à Rome, et de là les petites principautés qui formaient l'état de l'Église. Grégoire XI sentit la nécessité de sa présence pour éteindre cet incendie. Il quitta enfin Avignon pour Rome, où il mourut dix-huit mois après son retour 152, avant d'avoir pu réussir à pacifier l'Italie. Urbain VI détruisit par sa violence et par sa dureté le bien que son prédécesseur avait commencé à faire. Les cardinaux, qu'il poussait à bout, élurent et lui opposèrent l'anti-pape Clément VII 153, source de ce grand schisme qui devait durer quarante ans. De nouvelles révolutions dans le royaume de Naples en furent la suite. Jeanne, qui régnait encore, ayant soutenu Clément VII, Urbain VI appela contre elle le jeune Charles de Duraz, le reçut à Rome, le couronna roi. Naples lui ouvrit ses portes sans combat, et si la vengeance inutile, froide et tardive est un crime, il punit par un crime assez lâche, sur une vieille reine, le crime odieux dont elle s'était souillée dans sa jeunesse.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings