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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Pétrarque s'en plaignait dans ses ouvrages et dans ses lettres. «Autrefois, écrivait-il, il y avait des professeurs de cette science; aujourd'hui, je le dis avec indignation, des dialecticiens profanes et bavards déshonorent ce nom sacré. S'il n'en était pas ainsi, nous n'aurions pas vu pulluler si subitement cette foule de maîtres inutiles 149.» Mais il avait beau dire; cette foule de maîtres ne cessait point d'attirer la foule des disciples, parce que là étaient les promesses de la fortune, les appâts de l'ambition et le chemin des grandeurs. Ce torrent se débordait hors de l'Italie dans les universités des nations voisines. Celle de Paris tira plusieurs de ses professeurs des universités ultramontaines. Du Boulay, dans l'histoire de cette célèbre école, en nomme un assez grand nombre 150. Les auteurs italiens lui reprochent d'en avoir oublié plusieurs 151; mais ceux dont il parle et ceux qu'il oublie, ceux qui restèrent en Italie et ceux qui en sortirent, sont tous maintenant, eux et leurs œuvres, aussi profondément inconnus les uns que les autres; et la raison humaine n'eût pas beaucoup perdu à ce qu'ils le fussent toujours.

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