Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Le savant prélat Bottari s'est expliqué, dans trois de ses leçons 136, à justifier cette Nouvelle. La véritable intention de l'auteur fut, dit-il, d'ouvrir les yeux de ses contemporains, qui n'étaient rien moins qu'éclairés sur les vraies et les fausses reliques, et qui s'y laissaient tromper tous les jours. Il réunit donc dans une de ses fables toutes les impostures de ce genre qui couraient le monde; et au lieu d'une simple exposition qui eût été sèche et ennuyeuse, il y donna la forme piquante que l'on voit dans ce récit, pour réveiller les esprits, dissiper le sommeil de l'ignorance, et déconcerter les manœuvres de ceux qui abusaient de la simplicité du peuple, en confondant avec la religion les superstitions les plus absurdes. Boccace fut en cela d'accord, à sa manière, non seulement avec de très-saints personnages, mais avec l'autorité même des Pères et des conciles qui se déclarèrent avec force contre de semblables impostures 137.