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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Ses plaisirs furent interrompus. Le père de Boccace, devenu vieux, et ayant perdu tous ses autres enfants, le rappela auprès de lui 7. Florence était alors dans de fâcheuses circonstances: c'était le temps de la tyrannie du duc d'Athènes 8, envoyé par le roi de Naples aux Florentins, sous prétexte de protéger leur liberté. L'abus qu'il fit de sa puissance la détruisit; il fut chassé; la lutte entre la noblesse et le peuple recommença; le gouvernement populaire prévalut, et les choses n'en allèrent pas mieux. Il ne paraît pas que Boccace prît aucune part à tous ces mouvements. Le souvenir de Fiammetta, et la composition de quelques ouvrages où il a consacré ce souvenir, étaient sa ressource contre l'importunité des agitations civiles. Il y écrivit entre autres l'Ameto ou l'Admète, joli roman mêlé de prose et de vers. Cependant son vieux père se remaria; la présence de son fils lui devint moins nécessaire, peut-être même importune. Boccace, rappelé à Naples par son amour et par quelque espérance de fortune, y reparut après deux ans d'absence 9; tout y était changé. Le roi Robert était mort; Jeanne, sa fille, régnait, ou plutôt une régence mal composée, des courtisans corrompus et l'odieuse Catanaise régnaient à sa place. Bientôt l'assassinat du roi André exposa ce royaume à des bouleversements plus terribles que ceux de Florence; et Boccace, qui ne cherchait que la paix, s'y trouva environné de nouveaux troubles.

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