Note 71 — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Note 71: (retour) M. Baldelli avoue ensuite, en homme de goût, que, dans ce commentaire, souvent les étymologies grecques sont totalement fausses; que Boccace y montre quelquefois trop de crédulité, trop de foi dans l'astrologie et dans les récits fabuleux des anciens, défauts qu'il attribue avec raison au siècle plus qu'au commentateur même. Quant à l'excessive prolixité, à l'érudition surabondante et souvent triviale, il pense que ce qui les excuse, c'est que ces leçons furent écrites pour l'universalité des Florentins; que l'on peut même en conclure que l'auteur s'élevait avec le vol de l'aigle, au-dessus du commun des hommes de ce siècle, puisqu'à Florence, qui était alors la ville du monde la plus instruite, il était obligé d'expliquer même que là étaient nos premiers parents, et ce que ce fut que la première mort et le premier deuil. Cela prouve sans doute une grande supériorité dans Boccace; mais cela prouve aussi que c'était plutôt pour se satisfaire lui-même, que pour expliquer son auteur, qu'il étalait tant d'érudition. La plus grande partie de son Commentaire devait être bien au-dessus de la portée d'un auditoire à qui il eût fallu apprendre l'histoire d'Adam et d'Ève, de Caïn et d'Abel.