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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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L'arrivée de l'empereur Frédéric III interrompit, pour quelque temps, la procédure. Dès qu'il fut parti, le pape se rendit lui-même au château St.-Ange, et voulut examiner les prisonniers, non plus sur la conjuration, mais sur des hérésies dont on les supposait auteurs. Il fit ensuite passer leurs opinions à l'examen des plus savants théologiens, qui n'y trouvèrent point d'hérésie. Paul retourna cependant une seconde fois au château, et, après une nouvelle épreuve tout aussi inutile que la première, il finit en déclarant qu'à l'avenir on tiendrait pour hérétique quiconque prononcerait, ou sérieusement, ou même en plaisantant, le nom d'académie 550. Il ne rendit pourtant point encore la liberté aux accusés; il les retint en prison jusqu'après l'année révolue. Ce terme arrivé, il fit d'abord adoucir leur captivité, et leur permit enfin d'être libres. Il mourut sans avoir pu trouver parmi eux de coupables, et sans avoir voulu reconnaître hautement leur innocence. Mais ce qui la prouve évidemment, c'est que son successeur, Sixte IV, qui ne valait pas mieux que lui, confia pourtant à Platina la garde de la bibliothèque du Vatican, et permit à Pomponio Leto de reprendre sa chaire publique, où il continua de professer avec un grand concours et de grands succès. Sixte n'aurait certainement pas traité ainsi des conspirateurs ni des hérétiques. Pomponio parvint même à réunir son académie dispersée. On trouve, dans un historien 551 du temps, le récit de deux anniversaires qu'elle célébra en corps, avec beaucoup de solennité, en 1482 et 1483, l'un de la mort de Platina, l'autre de la naissance ou de la fondation de Rome.

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