Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Un auteur en qui l'on a plus de confiance dans les sujets d'antiquités, et dont la vie mérite d'ailleurs une attention particulière, est Giulio Pomponio Leto. Tous ces noms étaient de son choix. Il était né bâtard de l'illustre maison de Sanseverino, dans le royaume de Naples 545; il évita toujours avec soin de parler de sa naissance; il répondait même brusquement à ceux qui l'interrogeaient sur cet article; et lorsque cette famille puissante lui eût écrit pour l'inviter à venir demeurer dans son sein, où il aurait joui de l'abondance et de l'état le plus heureux, il répondit laconiquement: «Pomponio Leto à ses parents et à ses proches, salut. Ce que vous demandez est impossible. Adieu 546.» Il se rendit très-jeune à Rome, où il étudia d'abord sous un habile grammairien de ce temps 547, et ensuite sous Laurent Valla. Celui-ci étant mort en 1457, Pomponio fut jugé capable de remplir sa chaire. Ce fut alors qu'il fonda une académie qui lui attira bientôt de violents orages.