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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Le 3 août 1492 fut le jour mémorable où il partit du port de Palos avec trois caravelles pour la plus grande entreprise qu'on ait jamais tentée 841. On sait quel fut le succès de ce premier voyage, les découvertes qu'il fit, et la réception magnifique et triomphante qui lui fut faite à Barcelonne, lorsqu'il y parut à son retour. Dix-sept vaisseaux furent mis sous ses ordres. Cette seconde expédition, aussi glorieuse que la première, fut troublée par les manœuvres de l'envie. Colombo revint en Espagne, et les déconcerta par sa présence. Mais à son troisième voyage, lorsqu'après avoir déjà donné à cette cour plusieurs îles, entre autres Cuba, St.-Domingue, la Jamaïque, la Trinité, il avait commencé à découvrir le continent qu'il prenait encore pour une île, l'envie obtint un premier triomphe: Colombo fut destitué de ses emplois, et ramené en Europe chargé de fers. Dès qu'il put se faire entendre, il cessa de paraître coupable, et cependant toute la grâce qu'il put obtenir, fut d'aller dans un quatrième voyage 842 s'exposer à de nouveaux dangers, pour conquérir à un gouvernement ingrat des terres et des richesses nouvelles. À son dernier retour en Espagne, en 1504, il se trouva privé d'un puissant appui. La reine Isabelle n'était plus. Ferdinand, prévenu par les ennemis de Colombo, n'eut plus personne auprès de lui pour le défendre. Des délais, de vaines promesses, des propositions humiliantes, devinrent l'unique récompense de tant de travaux et de services: et tandis que les trésors de la Castille se grossissaient chaque jour du produit des découvertes de ce grand homme, il mourut de chagrin, plus encore que des suites de ses fatigues, à l'âge de soixante-cinq ans.

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