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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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La passion pour les voyages de long cours était née depuis long-temps en Italie. Dès la fin du treizième siècle, le Vénitien Marc-Paul avait publié la relation de ceux qu'il avait faits dans les Indes orientales, à la Chine et au Japon; elle avait excité de toutes parts le désir de l'imiter, de découvrir des pays nouveaux, et de voir de ses yeux tant de merveilles. Le nombre des voyageurs fut considérable dans le quatorzième siècle, et les Portugais qui, dans le quinzième, semblèrent inspirés par le génie des découvertes, eurent pour conseil un Florentin, et pour coopérateur, ou plutôt pour guide, un Italien, dont la patrie positive a été long-temps incertaine, que Gênes, Plaisance et le Montferrat se sont disputés, mais qu'un savant Piémontais a récemment et définitivement prouvé appartenir au Montferrat 839. Celui-ci s'élançant plus loin dans la carrière, non content de découvertes partielles, ajouta une quatrième partie au globe, et fit à l'ancien univers le présent d'un nouveau monde. Enfin un autre Italien, plus heureux paraît avoir démontré que Colombo était né dans le Montferrat, au château de Cuccaro, qui appartenait à sa famille., donna son nom à cette partie nouvelle de la terre, qui a exercé depuis une si grande influence sur les trois autres, et principalement sur l'Europe, sans qu'on ait osé décider encore si ce n'a pas été en général, et à tout considérer, une influence funeste.

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