Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Celui de tous ces astronomes qu'on peut regarder comme le plus célèbre, et qui fut le plus entièrement à l'abri des folies qui dégradaient alors cette science, c'est Paul Toscanelli, né à Florence, en 1397 837, auteur du superbe Gnomon de la cathédrale de cette ville, dont le savant La Condamine, en passant à Florence, en 1755, eut la gloire de solliciter et d'obtenir la réparation. Le savoir de Toscanelli était si universellement reconnu dans l'Europe, que la roi Alphonse de Portugal voulut avoir son avis sur le projet de navigation aux Indes orientales. Toscanelli répondit aux questions qui lui furent faites, par deux lettres, l'une adressée à Fernando Martinez, chanoine de Lisbonne, l'autre à Christophe Colomb: il y joignit une carte de navigation, relative à ce projet, et ne contribua pas peu, par ses conseils, au succès de l'entreprise 838. C'est aux astronomes, c'est aux ouvrages qui ont pour objet l'astronomie, qu'il convient de rappeler les services que cet illustre Florentin rendit à la science. En parlant de ses deux réponses aux questions du roi de Portugal, je viens de toucher un sujet dont l'intérêt plus général veut que nous nous y arrêtions davantage. Le goût pour les navigations lointaines, et l'ardeur pour les découvertes, qui régnait alors, en produisirent une à jamais célèbre, l'un des grands événements qui signalent ce siècle mémorable, et qui en doit terminer le tableau.