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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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J'en suis fâché pour un art que j'aime; mais je trouve parmi les astrologues les plus connus de ce siècle un des ses plus savants musiciens. La musique qu'on avait d'abord enseignée dans les écoles publiques, et qui était au nombre des sept arts, n'était que le plain-chant. Mais l'art avait fait des progrès, et la musique, telle qu'elle était au temps dont nous parlons, n'avait point, à proprement parler, d'école. Louis Sforce fut le premier qui pensa à en fonder une pour elle à Milan; et le premier professeur de cette école fut Franchino Gaffurio. Il était né à Lodi, le 14 janvier 1451 827; dans sa jeunesse, il alla montrant son art à Vérone, à Mantoue, à Gènes et jusqu'à Naples. Chassé de cette dernière ville par la peste et par les incursions des Turcs, il revint à Lodi, où il enseignait la musique aux enfants, lorsqu'il fut appelé à Milan par Louis-le-Maure 828. Il y composa plusieurs ouvrages estimés, sur la théorie et la pratique de cet art 829, et fit traduire de grec en latin, les ouvrages des anciens auteurs sur la musique. Il était de plus assez bon poëte, très-habile en astronomie, et malheureusement aussi en astrologie. Ce fut d'astrologie et non d'astronomie qu'il fut professeur à Padoue en 1522, lorsque la chute de Louis Sforce, et les révolutions de Milan eurent renversé sa chaire musicale. Il avait alors soixante-onze ans, et mourut peu de temps après.

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