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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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L'astronomie était encore alors trop souvent accompagnée des rêveries de l'astrologie judiciaire, mais souvent aussi elle marchait sans cette déshonorante escorte. La crédulité des grands était l'encouragement de la charlatanerie des astrologues. Philippe-Marie Visconti n'en était pas moins entouré que de médecins. L'historien de sa vie 823 nomme avec soin tous ceux qu'il fit venir à sa cour, et décrit les formes superstitieuses avec lesquelles il les consultait dans toute affaire. Ils perdirent tout en le perdant. François Sforce n'était pas homme à leur donner de l'emploi 824; leurs noms ne furent plus prononcés sous son règne qu'avec le mépris qui leur était dû. Parmi ceux qui joignirent à quelque faible pour l'astrologie de grandes connaissances astronomiques, on distingue Jean Bianchini, Bolonais, selon les uns, et Ferrarois selon d'autres, qui publia des tables astronomiques, où sont combinés tous les mouvements des planètes; elles furent réimprimées plusieurs fois dans le siècle suivant 825, et valurent à leur auteur, de la part de l'empereur Frédéric III, la permission, pour lui et pour ses descendants, d'ajouter l'aigle impérial à leurs armes 826. Un autre Ferrarois, Dominique-Marie Novara, fit un présent plus précieux au monde; il lui donna le grand Copernic. Ce Novara était un génie hardi et qui aimait à se frayer des routes nouvelles; il ne serait pas impossible que le jeune Copernic, son élève, qu'il associait à toutes ses observations astronomiques, eût reçu de lui les premières idées de son Système du monde.

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