Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Niccolò Leoniceno, de Vicence, mérite un article à part, sinon comme médecin, du moins comme savant littérateur, et comme l'un des plus forts érudits de ce siècle où il en existait de si forts. Il traduisit le premier, en latin, les Œuvres de Galien. Pratiquant peu la médecine, «je sers mieux le public, disait-il, qu'en visitant les malades, puisque j'instruis les médecins». On distingue entre ses ouvrages, celui où il examine les erreurs de Pline et des autres anciens auteurs qui ont écrit sur les simples employés comme médicaments 821, ce livre lui fit des querelles avec plusieurs savants; il les soutint sans aigreur: il entrait dans son régime de ne se fâcher jamais. Son empire sur toutes ses passions, sa vie chaste et sobre, lui donnèrent une santé inaltérable; il vécut jusqu'en 1524, et mourut à quatre-vingt-seize ans. Il traduisit aussi en latin les Aphorismes d'Hippocrate, en italien les Histoires de Dion, de Procope et quelques dialogues de Lucien: il écrivit le premier en Italie sur la maladie qu'on y appelle mal français, qu'on nomme en France mal de Naples, et qui, dit-on, ne commença à être connue en Europe qu'en 1494 822. On a enfin de lui trois livres d'Histoires diverses, des Lettres et d'autres Opuscules, qui annoncent des connaissances aussi variées qu'étendues.