Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Elle fut surtout dans un haut crédit à Milan, sous Philippe-Marie Visconti. Jamais prince ne s'occupa plus que lui des médecins, et ne leur donna plus d'occupation. Dans sa chambre, à table, à la chasse, partout et toujours, il fallait qu'il en eût auprès de lui, à la moindre douleur, il les faisait tous appeler; il les consultait sans cesse; il écoutait leurs conseils, mais ce n'était pas toujours pour les suivre. Quand ils contrariaient ses desseins ou ses goûts, il n'en faisait qu'à sa volonté; et si les médecins s'obstinaient, il les chassait de sa cour 811. Les Sforce n'y eurent pas moins de foi que les Visconti. Milan fut donc alors la ville d'Italie où ils fleurirent en plus grand nombre; mais dans les autres parties, dans toutes les Universités, ils furent aussi très-nombreux. L'histoire de cette science offre dans ce siècle, en Italie, les noms d'une quantité prodigieuse de professeurs, dont plusieurs ont laissé, dans des ouvrages à peine connus aujourd'hui des gens de l'art, des preuves assez médiocres de leur savoir; on ne voit pas qu'aucun d'eux ait ouvert des routes nouvelles, ni fait faire des pas ou des progrès réels à la science. Il serait inutile de répéter ces noms, qui ne rappelleraient qu'une gloire éteinte et des souvenirs effacés.