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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Cosme avait déjà embelli Florence de magnifiques édifices: Laurent voulut le surpasser. Il avait, de plus que son grand-père, une connaissance de l'art presque égale à celle des artistes les plus habiles. La réputation de son goût en architecture était si généralement établie, que le duc de Milan, le roi de Naples, et Philippe Strozzi, égal aux rois en magnificence, ne voulurent point bâtir de palais sans avoir reçu de lui des directions et des avis. Cependant, lorsqu'il en fit bâtir un lui-même à Poggio Cajano, il fit concourir, pour les plans de ce palais, les artistes les plus habiles de Florence; il se décida pour celui de Giuliano, architecte alors peu connu, devenu depuis célèbre sous le nom de San Galio 518, et dont cet édifice commença la réputation et la fortune. Indépendamment d'un monastère et de plusieurs autres monuments qu'il entreprit, Laurent eut la gloire d'en achever plusieurs qui avaient été commencés par ses ancêtres, entre autres l'église de Saint-Laurent, et le monastère de Fiésole. La mosaïque, la gravure en pierres fines, à la manière antique, toutes les parties des arts du dessin reçurent, de sa munificence et de son goût, une impulsion générale qui se répandit par imitation dans toute l'Italie, et de là dans l'Europe entière.

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