Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Mais aucun de ces jurisconsultes n'eut alors une réputation si grande et si universelle que François Accolti d'Arezzo, ville féconde en hommes illustres, qui se firent gloire de substituer à leur nom celui d'Aretino, se trouvant plus honorés de leur patrie que de leur famille. Ce qu'un Azzon avait été au treizième, et un Barthole au quatorzième siècle, François Accolti le fut au quinzième 801. Il professa avec le plus grand éclat dans les Universités de Ferrare, de Sienne, de Milan, de Pise; fut dans une haute faveur auprès du marquis Borso d'Este, et du duc François Sforce; laissa un grand nombre d'ouvrages, consultations et commentaires sur les Décrétales, livres sur les lois romaines, traités sur différentes matières de droit et de jurisprudence; et de plus fut un savant helléniste, et traduisit, du grec en latin, plusieurs homélies de S. Jean Chrysostôme, les lettres attribuées à Phalaris, et celles qu'on attribue aussi à Diogène le Cynique. Quelques critiques avaient imaginé un autre François d'Arezzo, à qui ils donnaient ces productions littéraires, réimprimées plusieurs fois, pour en dépouiller notre jurisconsulte; mais Mazachelli et Tiraboschi lui en ont restitué toute la gloire. Il eut aussi celle de faire des vers et de fournir une preuve de plus que ce talent peut s'allier avec des études graves et des emplois importants.