Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Jean d'Imola fut encore un de ces hommes à immense renommée; le nombre de ses élèves et leur fidélité en sont les preuves; quand il passa de l'Université de Padoue à celle de Ferrare, que le marquis Nicolas III venait de rouvrir 798, trois cents de ses écoliers le suivirent, et six cents autres vinrent de Bologne exprès pour l'entendre 799. Ce Jean d'Imola eut un élève qui ne fut pas moins célèbre que son maître. Il était de la même ville, et quoique son nom fût Alexandre Tartagni, il ne fut connu que sous celui d'Alexandre d'Imola. Il a laissé des ouvrages très-volumineux sur le Code, le Digeste, les Décrétales, les Clémentines, etc. Outre plusieurs titres glorieux qui lui furent donnés selon l'usage du temps, il eut celui de Père de la Vérité. Il faut croire qu'il le mérita; mais il noya cette vérité dans de trop gros et trop inutiles volumes, pour qu'on puisse vérifier le fait. Le droit féodal (puisqu'on est convenu d'appeler ainsi un corps de lois qui blessent tous les droits de la propriété, de la justice et de la raison), le droit féodal eut un interprète, un ré-ordonnateur et un commentateur célèbre dans Antoine de Prato Vecchio, créé comte et conseiller de l'empire par l'empereur Sigismond, et dont on a imprimé plusieurs ouvrages 800.