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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Dans la première partie de ce siècle, la philosophie ne fut que ce qu'elle avait été dans les âges précédents, un aristotélisme corrompu et dénaturé, qui, de concert avec la théologie scholastique, s'établissait guide des esprits pour les égarer dans des ténèbres toujours plus épaisses, et les plonger dans des précipices sans fond. L'étude des lettres grecques, et surtout l'arrivée des Grecs en Italie après la prise de Constantinople, changèrent à cet égard l'état des choses, et n'opérèrent pas une révolution moins importante dans la philosophie que dans les lettres. Avant cette époque on avait vu fleurir presque à la fois à Venise trois dialecticiens du nom de Paul 792, que l'on a souvent confondus l'un avec l'autre dans leur célébrité, et tous trois maintenant confondus dans l'oubli. Le plus fameux de ces Paul vénitiens, qui n'était cependant pas né, mais qui fut seulement élevé à Venise, moine augustin, docteur en philosophie, en théologie et en médecine, professeur dans plusieurs universités, est appelé par plus d'un écrivain de son temps le prince des philosophes, le monarque universel des arts libéraux; il trouva pourtant quelquefois des sujets rebelles, ou plutôt des rivaux audacieux qui lui enlevèrent la palme et lui disputèrent l'empire. C'est ce qui lui arriva dans une occasion solennelle dont il n'est pas inutile de parler. Cela nous fera de plus en plus connaître et apprécier ce que c'était que la philosophie de ces temps-là.

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