← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

Reading edition

Mais aucune de ces femmes n'eut alors une réputation si éclatante que Cassandra Fedele, née à Venise, vers l'an 1465. Son père Angiolo Fedeli lui fit apprendre le grec, le latin, l'art oratoire, la philosophie et la musique. Elle y fit de si grands progrès, qu'elle faisait, dès sa première jeunesse, l'admiration des savants. Parmi les épîtres familières de Politien, se trouve la réponse qu'il fit à une lettre que cette jeune Muse lui avait écrite. Elle est remplie des expressions de l'admiration la plus vive. «Vous écrivez, lui dit Politien 770, des lettres spirituelles, ingénieuses, élégantes, vraiment latines, remplies d'une certaine grâce enfantine et virginale, et cependant à la fois pleines de sagesse et de gravité. J'ai lu aussi votre discours, que j'ai trouvé savant, riche, harmonieux, noble, digne de votre heureux génie. J'ai même appris que vous avez le talent d'improviser qui a quelquefois manqué à de grands orateurs. On dit que dans la dialectique vous savez compliquer des nœuds que personne ne peut dénouer, et trouver la solution de ce qui avait été jugé et paraissait devoir rester insoluble; dans les combats philosophiques, vous savez également soutenir vos propositions et attaquer celles des autres;

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings