Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
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Elle laissa une fille nommée Battiste comme sa bisaïeule, et qui, dès l'âge de quatorze ans, comme sa mère, prononça à Milan, où elle était élevée auprès de François Sforce, un discours latin, dont l'élégance remplit tout l'auditoire d'étonnement et d'admiration. Revenue à Pesaro, dans sa famille, elle continua de s'exercer à l'éloquence. Il ne passait, dans cette cour, aucun ambassadeur, prince ou cardinal, qu'elle ne le complimentât en latin, et souvent par des discours improvisés. Devenue, en 1459, épouse de Frédéric, duc d'Urbin, elle harangua un jour le pape Pie II, avec tant d'éloquence, que lui, qui était cependant un homme très-éloquent, protesta qu'il ne se sentait pas capable de lui répondre sur le même ton. Sa mort fut encore plus prématurée que celle de sa mère. Elle mourut à vingt-sept ans, en 1472. Il ne subsiste rien des productions d'un talent si rare; et c'est de son oraison funèbre, prononcée par le célèbre Campano, et imprimée parmi les Œuvres de ce savant évêque 765, que sont tirés ces faits qui ne paraîtront peut-être pas indignes de l'histoire.