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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Les paysans et le peuple de Toscane ont un langage qui leur est particulier, et qui est singulièrement propre à exprimer des sentiments naïfs, mêlés d'images gracieuses et assaisonnés d'une gaîté rustique. Le goût de Laurent de Médicis, pour les objets champêtres, le porta à se servir le premier de ce langage; et c'est ce qu'il fit avec autant de naturel que d'esprit, dans les stances intitulées: La Nencia da Barberino. Il y introduit le villageois Vallero, qui fait l'éloge de Nencia, sa maîtresse, paysanne du village de Barberino. Rien de plus naïf, de plus gracieux et de plus gai. Ce petit poëme est le premier modèle de ce genre; que l'on appelle Rusticale ou Contadinesco, villageois. Louis Pulci voulut l'imiter dans sa Deca da Dicomano; mais il n'eut ni la même gaîté ni la même grâce. On ne peut comparer à la Nencia, que les plaintes de Cecco da Varlango 709 qui parurent dans le dernier siècle; poëme agréable, sans doute, mais où le langage rustique est plus exclusivement employé, moins tempéré par la langue commune, mêlé de plus de proverbes et de riboboli toscans, et qui, par cette raison, est d'une obscurité qui exige des commentaires, tandis qu'avec un peu d'attention, la Nencia, la charmante Nencia peut être entendue de tout le monde. On voit, qu'en général, et dans tous les genres, le génie de Laurent était toujours ami du naturel et de la clarté.

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