Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Aurelio jouit, pendant sa vie, de l'estime des savants les plus célèbres et de la faveur des plus grands princes. Il passa quelque temps à Naples, auprès du roi Ferdinand II. Il revint ensuite à Rome, où il mourut en 1497. On a de lui, outre ses poésies, plusieurs ouvrages en prose, sur une grande variété de sujets. On estime principalement son Traité de l'Art d'Écrire 660, où il explique les secrets du style avec une élégance et une précision dignes de servir de modèles. On le désigne ordinairement sous le nom de Lippo Fiorentino, du mot latin lippus, qui signifie, non pas aveugle, comme il l'était, mais affligé de la vue. Il eut un frère ou un cousin, nommé Raphaël Brandolini, poëte, improvisateur, orateur et aveugle comme lui, et à qui cette infirmité fit donner, comme à lui, le surnom de Lippo 661. Raphaël séjourna aussi à Naples; il y était quand Charles VIII s'en rendit maître, et il prononça un panégyrique de ce roi, qui lui donna pour récompense le brevet d'une pension de cent ducats; mais, à moins que ce brevet ne fût payable en France, il est probable que notre orateur ne fut jamais payé de ses éloges.