Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
J'ai déjà parlé d'un improvisateur 656, et nous retrouverons souvent, dans la suite, des exemples de ce genre particulier de poëtes; mais aucun d'eux peut-être n'eut des succès aussi brillants qu'Aurelio Brandolini, l'un des hommes les plus extraordinaires de ce siècle. Né d'une famille noble de Florence 657, il eut, dès sa première enfance, le malheur de perdre la vue. Il se fit connaître de bonne heure par le talent de traiter sans préparation, en vers latins, les sujets les plus difficiles; et sa réputation se répandit si loin, que lorsque le roi de Hongrie, Mathias Corvin, fonda l'université de Bude, où il appela le plus qu'il lui fut possible de savants italiens, il y fit venir Aurelio. Ce roi étant mort en 1490, ce fut lui qui prononça son oraison funèbre. Il retourna ensuite en Italie, et se fit moine à Florence, dans un couvent de l'ordre de S. Augustin.