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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Il eut pour ami un autre poëte, né à Trévise, qui avait comme lui des connaissances dans les antiquités, et qui en portait le goût jusqu'à la passion. Il se nommait Bologni. Sa première étude fut celle des lois; la poésie latine et les antiquités l'emportèrent ensuite. Il fit beaucoup de vers, que l'on conserve en manuscrit à Venise 654, et dont on n'a publié qu'une petite partie. Ils ne valent pas ceux d'Augurello, et cependant Bologni obtint de l'empereur Frédéric III la couronne poétique que Augurello ne reçut pas. Cette couronne fut accordée par le même empereur à Giovanni Stefano de Vicence, qui se fait appeler en tête de ses poésies Ælius Quintius Emilianus Cimbriacus. Il fut professeur de belles-lettres dans plusieurs villes du Frioul; il l'était à Pordénone, et il n'avait pas vingt ans quand Frédéric y passa; l'empereur fut émerveillé de ses talents, le couronna du laurier poétique, et y joignit la dignité de comte palatin; honneurs qui lui furent confirmés ou conférés une seconde fois par Maximilien, successeur de Frédéric. Mais, et ce titre, et même cette couronne se donnaient alors à la protection, et souvent même, selon Tiraboschi, pour de l'argent 655, ce qui en avait considérablement diminué la valeur. Ce poëte, au reste, que les Italiens appellent simplement le Cimbriaco, était loin d'être sans mérite; il n'est pas probable qu'il fût assez riche pour payer en argent ce qui, comme d'autres faveurs, ne vaut plus rien quand on l'achète; mais il récompensa largement ces deux empereurs, par cinq Panégyriques en vers héroïques, les seuls de ses ouvrages qui aient été imprimés.

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