Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Jean Aurelio Augurello valait beaucoup mieux que le Mantouan, et nous est beaucoup moins connu. Il naquit, en 1441, à Rimini 651, d'une famille noble, fit ses études à Padoue, et professa les belles-lettres dans plusieurs universités, surtout à Venise et à Trévise; il obtint les droits de cité dans cette dernière ville, et y mourut en 1524. Son poëme intitulé Chrysopœia, ou l'Art de faire de l'Or, l'a fait accuser d'être alchimiste; mais rien ne prouve qu'il ait eu cette folie. On a plusieurs éditions de ce poëme 652 et de ses autres poésies latines 653 qui consistent en Odes, Satires et Épigrammes. Elles sont au-dessus de la plupart des poésies de ce siècle pour l'élégance et pour le goût, et se rapprochent beaucoup plus du style et de la manière des anciens. Les poésies italiennes d'Augurello ont aussi été imprimées plusieurs fois. Il était, du reste, très-savant dans la langue grecque, les antiquités, l'histoire et la philosophie, et ses vers portent souvent, sans pédantisme, des témoignages de son savoir.