← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

Reading edition

Leonardo Griffi de Milan, archevêque de Bénévent, mort en 1485, a laissé, outre beaucoup de poésies manuscrites 628, un poëme sur la Défaite de Braccio de Pérouse, imprimé dans le grand recueil de Muratori 629, et qui se fait distinguer, parmi les poésies de ce siècle, par la vivacité des images et par l'harmonie des vers. Ugolino Verini, Florentin, grand ami de Marsile Ficin, et plutôt poëte fécond que grand poëte 630, écrivit, entre autres ouvrages, un poëme sur l'Embellissement de Florence 631, et la Vie du Roi Mathias Corvin 632, qui ont été imprimés 633. Je ne sais si cette Vie peut faire autorité dans l'histoire; mais le premier poëme en est une souvent citée pour tout ce qui regarde les monuments élevés à Florence par Cosme et Laurent de Médicis. Verini eut un fils nommé Michel, dont on a imprimé des Distiques sur les Mœurs des Enfants 634, composés dans cet âge même qu'il s'y proposait d'instruire. Les auteurs de ce temps font de lui de grands éloges qu'il paraît avoir mérités par ses talents précoces, et par l'intacte pureté de ses mœurs. Il la poussa si loin, qu'il aima mieux mourir, dit-on, à dix-huit ans, que d'y porter atteinte; espèce de martyre assez rare parmi les jeunes gens, et auquel les jeunes poëtes s'exposent peut-être encore moins que les autres.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings