Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Parmi les noms de plusieurs poëtes célèbres de leur vivant, mais à peine connus aujourd'hui, se trouve celui de Maffeo Vegio, né à Lodi en 1406 620, dont la réputation s'est mieux conservée. Il ne se borna pas à suivre son goût pour les vers, il étudia la jurisprudence pour complaire à son père, et, après avoir été professeur de Poésie dans l'université de Pavie, il le fut aussi de Droit. Ayant été appelé à Rome, il fut secrétaire des brefs sous Eugène IV, Nicolas V et Pie II, et y mourut en 1458. Outre un assez grand nombre d'ouvrages en prose, presque tous ascétiques ou moraux, on a de lui un Poëme sur la mort d'Astyanax, quatre livres sur l'expédition des Argonautes, quatre sur la vie de S. Antoine abbé, et plusieurs autres poésies sur différents sujets, où l'on trouve plus d'abondance que de force, et plus de facilité que d'élégance 621. Ce qui est plus remarquable, c'est que, s'étant imaginé que l'Énéide était un poëme imparfait et sans dénouement, il crut y devoir ajouter un treizième livre. L'Énéide s'était fort bien passée jusqu'alors de ce supplément, et s'en passe encore tout aussi bien depuis; on le trouve cependant à la fin du poëme, dans plusieurs éditions faites en Italie et même en France 622. J'ajouterai que s'il a eu les honneurs de la traduction en vers italiens 623, il les a eus aussi en vers français 624.