Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
On voit que, de tant d'historiens qui fleurirent alors en Italie, Collenuccio et Corio furent les seuls qui écrivissent en italien, quoique, dans le siècle précédent, Villani en eût donné un bel exemple. De même parmi les poëtes, un très-grand nombre crut ne pouvoir versifier qu'en latin, soit que leurs études leur eussent fait regarder cette langue comme la leur propre, soit que, malgré la réputation des deux grands poëtes du quatorzième siècle, l'oubli dans lequel sembla tomber la langue italienne dès le quinzième, leur persuadât qu'elle serait éphémère comme le provençal, et qu'il n'y avait de durable que le latin. Je ne répéterai point ici tous les noms consignés dans de volumineuses histoires, et de la littérature et de la poésie, où l'on s'est piqué de tout recueillir 619. Je ne parlerai que des poëtes latins dont on peut lire les ouvrages, et de ceux qui ont conservé plus ou moins de renommée par quelque circonstance particulière, ou quelque singularité.