← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

Reading edition

D'autres historiens se renfermèrent dans de plus étroites limites, et se bornèrent à écrire les choses arrivées de leur temps. Le plus célèbre est Æneas Sylvius Piccolomini, qui devint pape sous le nom de Pie II. Il naquit en 1405 568, dans un château voisin de Sienne 569, et fit ses études dans cette ville. Il s'attacha, dans sa jeunesse, au cardinal Capranica, et se rendit avec lui au concile de Bâle. Dans la rupture qui éclata entre plusieurs pères de ce concile et le pape Eugène IV, il fut du parti des opposants, écrivit pour eux, et les soutint pendant plusieurs années; enfin, il les abandonna, alla se jeter aux pieds d'Eugène, et obtint son pardon. Il avait changé de condition, plus légèrement encore que de parti, et s'était successivement attaché à trois ou quatre cardinaux; il fut ensuite, pendant quelques années, secrétaire de l'empereur Frédéric III. Il voyagea beaucoup, et dans presque tous les pays de l'Europe, en Angleterre, en Écosse, en Hongrie, en Allemagne, en France, presque toujours chargé d'ambassades et de missions de confiance. Le pape Eugène le fit évêque de Trieste; Nicolas V, de Sienne, et Calixte III, cardinal; enfin, il devint pape lui-même 570; et il est certain qu'il n'eût pas fait cette fortune avec les pères récalcitrants du concile de Bâle, et leur antipape Félix. Il prit le nom de Pie II. Son pontificat presque entier fut occupé d'un vain projet de ligue contre les Turcs, et il mourut en 1464, sans avoir fait aux lettres et aux sciences tout le bien qu'il projetait, et qu'on avait lieu d'attendre de lui.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings