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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)

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Ce dernier écrivit de plus, en latin, la Vie de Nicolas Acciajuoli, grand sénéchal du royaume de Naples 561, et un livre sur la prise de la ville de Pise 562. On a de lui, en italien, quatre livres de la Vie civile 563, imprimés plusieurs fois, et même traduits en français 564. Enfin, il fut aussi poëte. Il fit, en terza rima, à l'imitation du Dante, un poëme philosophique, ou plutôt théologique 565, qui eut pendant sa vie une grande célébrité. Mais sa théologie n'y fut pas toujours orthodoxe; il y avança, par exemple, que nos ames étaient ces anges qui demeurèrent neutres dans la révolte contre leur créateur. Cette opinion mal sonnante, dénoncée à l'inquisition après sa mort, fit condamner solennellement son poëme, qui n'a jamais vu le jour, et dont on a seulement des copies dans plusieurs bibliothèques d'Italie 566. Quelques-uns ont même prétendu que l'auteur avait été brûlé avec son livre; mais Apostolo Zeno a prouvé 567 que cela n'a ni été, ni pu être; que l'on fit à Matteo Palmieri, des funérailles publiques, ordonnées par la seigneurie de Florence; que Rinuccini prononça son oraison funèbre, et que, pendant la cérémonie, ce poëme, que l'on prétend avoir fait condamner l'auteur, était déposé sur sa poitrine, comme son plus beau titre de gloire.

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