Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ, (continued 2)
Reading edition
Plusieurs auteurs de chroniques générales entreprirent dans ce siècle, comme dans les précédents, de raconter l'histoire du monde. Ils avaient plus de secours, et purent tomber dans des erreurs moins grossières; mais il leur manquait encore, dans la chronologie et dans le choix des faits, des guides sûrs, et ils sont loin de pouvoir eux-mêmes en servir. L'un de ces chroniqueurs qui mérite le plus d'attention, est Matteo Palmieri, Florentin. Né en 1405 559, il étudia sous les plus habiles maîtres, parmi lesquels on compte Charles d'Arezzo et Ambrogio le Camaldule. Il fut revêtu des premiers emplois de la république, de plusieurs ambassades importantes, et même de la suprême dignité de gonfalonnier de justice. Il mourut en 1475. Sa Chronique générale, depuis la création du monde jusqu'à son temps, n'a pas été publiée toute entière, mais seulement la dernière partie qui comprend depuis le milieu du cinquième siècle jusqu'au milieu du quinzième 560. Elle fut continuée jusqu'à l'année 1482, par un écrivain du même nom, et à peu près du même prénom que lui, mais qui n'était ni son parent ni son compatriote. Mattia Palmieri de Pise est le nom de ce continuateur. Il fut secrétaire apostolique, et très-savant dans les langues grecque et latine. Il mourut à soixante ans, en 1483. C'est à peu près tout ce qu'on sait de sa vie. Sa continuation est ordinairement jointe à la Chronique de Matteo.