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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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En arrivant à Gênes, d'où il comptait aller à Florence, Pétrarque apprit que son tribun ne faisait plus à Rome, que des folies. Il changea d'avis, se rendit à Parme, et des nouvelles plus tristes encore lui annoncèrent le massacre de tous les nobles romains et celui de la famille presque entière des Colonne, fait par les ordres de Rienzi. Cette catastrophe lui causa la plus vive douleur, mais il ne perdait pas encore l'espérance de voir Rome libre, et il aurait tout souffert à ce prix. Aucune illustre famille, écrivait-il, ne m'est aussi chère dans le monde; mais la république; mais Rome; mais l'Italie, me sont encore plus chères 533. Il ne garda cependant pas long-temps l'illusion qui lui faisait supporter ce désastre. La chute de Rienzi était inévitable; il tomba, et son œuvre fantastique, comme l'appelle Villani 534, fut renversée avec lui. Pétrarque, tristement détrompé, passa de Parme à Vérone. Il y éprouva, le 25 janvier 1348, une secousse de ce terrible tremblement de terre dont parlent tous les historiens de ce temps. La superstition crut qu'il avait était annoncé par une colonne de feu qu'on avait vue à Avignon, environ un mois auparavant sur le palais du pape; elle put aussi le regarder comme l'annonce d'une calamité la plus terrible, de cette peste affreuse qui, après avoir dévasté l'Asie, et ravagé les côtes d'Afrique, apportée de là en Sicile, se répandit cette même année en Italie, en Espagne, en France, et changea partout en déserts les villes et les campagnes.

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