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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Telle était la mobilité du génie de Pétrarque et la souplesse de son esprit, qu'il passait rapidement de ses rêveries d'amour à des études graves, à des méditations philosophiques et même pieuses. Un voyage qu'il fit à la Chartreuse de Moutrieu 529, où son frère Gérard avait pris l'habit depuis cinq ans, lui laissa des impressions auxquelles il obéit dès qu'il fut de retour à Vaucluse; il y composa un traité du Loisir des Religieux 530, qu'il envoya aussitôt à ces bons pères, et dont l'objet était de leur faire sentir les douceurs et les avantages de leur état, comparé à la vie inquiète et agitée des gens du monde 531. Que l'état monastique eût des avantages pour ceux qui le professaient, quand ils avaient pu vaincre les affections les plus naturelles et les plus douces, cela n'a jamais été mis en question; la vraie question était de savoir de quelle utilité il pouvait être pour la société civile qu'une classe nombreuse d'hommes jouit de tels avantages, en consommant une partie considérable de ses produits, sans prendre la moindre part aux travaux, aux dangers et aux agitations qu'elle impose. Mais cette question est décidée, ou plutôt n'en est plus une depuis long-temps.

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