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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Un autre art vint l'aider à retracer les traits de Laure; Simon de Sienne, élève de Giotto, qui venait de mourir, fut appelé à Avignon, pour embellir de quelques tableaux, le palais pontifical 502. Pétrarque obtint de lui un petit portrait de sa maîtresse, et l'en paya par deux sonnets qui, selon l'expression de Vasari, ont donné plus de renommée à ce peintre, que n'auraient fait tous ses ouvrages. Laure consentit-elle à se laisser peindre pour celui qui avait immortalisé sa beauté par des traits plus durables; ou fut-elle peinte pour sa famille, et Pétrarque obtint-il seulement du peintre, son ami, une copie de ce portrait; ou enfin la figure de Laure, frappa-t-elle assez les yeux de Simon Sienne, pour qu'il pût, après l'avoir vue, en fixer les traits sur la toile? C'est ce que l'histoire ne dit pas. Ce que l'on sait, c'est qu'elle lui parut assez belle pour qu'il en ait fait, dans la suite, sous diverses formes, la figure principale de plusieurs de ses meilleurs tableaux.

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