Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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Jacques Fournier, son successeur sous le nom de Benoît XII, ne remplit pas plus que lui le vœu de Pétrarque pour le retour de la cour romaine en Italie, malgré une très-belle épître en vers latins, que le poëte lui adressa sur ce sujet. Le nouveau pape lui en ôta même tout-à-fait l'espoir par le soin qu'il prit le premier de bâtir à Avignon un palais pontifical, et d'encourager, par son exemple, les cardinaux à y élever pour eux des palais et des tours. Mais il fit pour la fortune de Pétrarque, qui avait alors trente ans, ce que Jean XXII n'avait pas fait; il lui donna un canonicat de Lombès et l'expectative d'une prébende 498. Notre poëte acquit alors deux nouveaux amis dans Azon de Corrège et Guillaume de Pastrengo, qui étaient venus défendre auprès du pape les intérêts des seigneurs de Vérone contre les Rossi, au sujet de la ville de Parme; et cette amitié, qui l'engagea, malgré son aversion pour le barreau, à plaider en public pour Azon, personnellement attaqué par Marsile de Rossi, lui fournit l'occasion de prouver qu'il eût été le plus grand orateur de son temps, s'il n'eût mieux aimé en être le plus grand poëte 499.