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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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La mort de Jean XXII fit évanouir ses espérances. Ce pape mourut à quatre-vingt-dix ans, et conserva jusqu'à la fin sa force de tête et sa vivacité d'esprit; homme simple dans ses mœurs, sobre, économe si l'on veut, mais économe jusqu'à la plus sordide avarice de trésors acquis par la simonie et par de criantes exactions 496. Entêté dans ses idées et opiniâtre dans ses desseins, il ne put cependant réussir ni à déposer, comme il le voulait, l'empereur Louis de Bavière, ni à détruire les Gibelins en Italie, ni à faire adopter par l'Église son opinion sur la vision béatifique 497. Il avait eu beau donner de bons bénéfices à ceux qui lui apportaient en faveur de cette opinion quelques passages des Pères, persécuter ceux qui l'attaquaient, les emprisonner ou les citer et les rechercher sur leur foi, il y eut un soulèvement général contre cette aberration de la sienne; son infaillibilité fut contrainte d'avouer avant sa mort qu'elle avait été surprise, et il se rétracta, comme d'une hérésie, de ce qu'il avait employé tant de violence à faire adopter comme un point de doctrine.

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