Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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De Montpellier, son père le fit passer à Bologne 485, école beaucoup plus fameuse, mais qui ne lui profita pas davantage, malgré les leçons de Jean d'Andréa, ce célèbre professeur en droit dont j'ai parlé précédemment 486. Le poëte Cino da Pistoia était aussi alors jurisconsulte à Bologne; ce fut le goût de la poésie, et non celui des lois, qui lia Pétrarque avec lui. Ce goût se développait en lui de plus en plus; il n'en avait pas moins pour la philosophie et pour l'éloquence. Il avait vingt ans, et aucune autre passion ne le dominait encore. Ce fut alors qu'ayant appris la mort de son père, il revint de Bologne à Avignon, où, peu de temps après, il perdit aussi sa mère, morte à trente-huit ans. Son frère Gérard et lui restèrent avec un médiocre patrimoine, que l'infidélité de leurs tuteurs diminua encore: ils spolièrent la succession et laissèrent les deux pupilles sans fortune, sans appui, sans autre ressource que l'état ecclésiastique 487.