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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Il finit par des injures contre les femmes 469, qu'on ne pardonnerait pas à un homme qui ne serait pas en colère, mais qu'elles pardonnent facilement elles-mêmes, quand cette colère est, comme il arrive souvent, une preuve d'amour. Cino fut mis, comme nous l'avons vu dans sa vie, à une épreuve plus cruelle; il perdit sa chère Selvaggia, et quelques sonnets qu'il fit après sa mort, ont aussi plus de naturel et de vérité que les autres. On a fait la même observation sur Pétrarque, après la mort de Laure. Mais personne n'a observé, du moins en Italie, que l'un des sonnets de Cino, faits depuis son malheur 470, a été imité, ou plutôt étendu et paraphrasé par Pétrarque, dans une de ses canzoni les plus célèbres, celle où il cite l'amour devant le tribunal de la raison 471. La scène, le dialogue, le fond des idées, la décision sont les mêmes, comme on le verra quand nous en serons aux poésies de Pétrarque. On ne sera pas surpris, sans doute, qu'un poëte, quelque grand qu'il soit, ait emprunté quelque chose d'un autre poëte; mais peut-être le sera-t-on que, dans de si nombreux et de si volumineux commentaires sous lesquels on a comme écrasé les poésies de Pétrarque, personne n'ait fait la remarque d'une si évidente conformité 472.

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