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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Fazio degli Uberti, poëte qui jouissait dès lors de plus de renommée que Cecco, dont la réputation s'accrut beaucoup dans la suite, et s'est mieux conservée depuis, au lieu de critiquer Dante, entreprit de l'imiter, ou du moins de composer un grand poëme qui pût être placé à côté du sien. Mais ce fut seulement vers la fin de sa vie. Pendant celle du Dante, et long-temps après, il ne fut connu que par des sonnets et des canzoni, où l'on remarque surtout une force et une vivacité de style qui étaient alors les qualités les moins communes. On n'en a imprimé qu'un petit nombre. Les sept sonnets que contient un Recueil d'anciennes poésies 443, ont pour sujet les sept péchés mortels. L'un des péchés parle dans chacun de ces sonnets et se caractérise lui-même. Ils furent peut-être faits pour ces représentations pieuses où figuraient les anges et les démons, les vertus et les vices personnifiés, et qui furent, en Italie comme en France, les premiers essais de l'art dramatique.

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