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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Villani raconte lui-même 422 que dans un pélerinage qu'il fit à Rome, en 1300, pour le jubilé, la vue de ces grands et antiques monuments, et la lecture qu'il fit ensuite des histoires et des belles actions des Romains, écrites par Salluste, Tite-Live, Valère-Maxime, Paul Orose et autres historiens, auxquels il est à remarquer qu'il joint aussi Lucain et Virgile, il conçut le projet d'écrire à leur exemple l'histoire de sa patrie, et de se modeler sur eux pour la forme et pour le style. Son ouvrage est divisé en douze livres. Il y fait marcher de front avec l'histoire de Florence, celle des autres états d'Italie. S'il fait autorité, ce n'est pas dans ce qu'il dit des anciens temps; il y adopte sans examen toutes les erreurs et toutes les fables qui infectaient alors l'histoire, et dont on doit supposer le goût dans un écrivain qui rangeait Virgile et Lucain parmi les auteurs de celle de Rome. Mais lorsqu'il traite des faits arrivés de son temps, ou dans les temps voisins, et principalement de ceux qui regardent la Toscane, personne n'est ni mieux instruit ni plus digne de foi, partout où l'esprit de parti ne l'égare pas. Mais il était trop fortement attaché aux Guelfes pour que les lois de la bonne critique permettent de le regarder comme impartial quand il parle de son parti ou du parti contraire. Après sa mort, Mathieu Villani, son frère, et Philippe, fils de Mathieu, continuèrent son histoire que ce dernier conduisit jusqu'à l'an 1364 423. Elle est rangée, pour l'élégance, le naturel et la pureté du style, parmi les principaux livres classiques italiens.

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