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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Ce fut aussi à Paris qu'il fut accusé, pour la première fois, de sortiléges et de magie. Ayant fait, dit-on, des cures admirables comme médecin, et d'autres choses surprenantes, l'inquisiteur dominicain que Paris avait alors le bonheur de posséder, le manda, l'examina, décida qu'il y avait dans son fait de la magie et de l'hérésie, commença d'en parler publiquement sur ce ton, et se préparait à le faire arrêter pour le livrer aux flammes. Mais Pierre, qui était en grand crédit à la Cour et dans l'Université, obtint que sa cause fût jugée devant l'Université assemblée, en présence du roi 397. Il triompha pleinement de ses ennemis; et même, selon quelques historiens, il prouva par quarante-cinq arguments en bonne forme, que c'étaient les dominicains eux-mêmes qui étaient des hérétiques. Cette victoire lui sauva la vie; mais elle n'empêcha pas ceux qu'il avait convaincus d'hérésie, d'être, comme auparavant, inquisiteurs pour la foi. Cité dans la suite à Rome par le même tribunal, il se justifia de même, et fut définitivement déclaré innocent par le pape.

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