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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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C'est à peu près dans la même catégorie qu'il faut ranger les auteurs de quelques Vies de saints et de quelques chroniques prétendues sacrées, à moins qu'on ne veuille prendre parti dans la discussion élevée entre ceux qui préfèrent les douze livres de la Vie des Saints écrits par l'évêque Pierre Natali, à la légende dorée de Jacques de Voragine, et ceux qui sont de l'opinion contraire; ou, dans d'autres questions de cette espèce, dont les hommes d'ailleurs respectables 392 ne laissent pas de s'être occupés sérieusement. De grandes disputes, qui s'élevèrent alors dans l'un des ordres mendiants, sur les habits courts et les habits longs, sur les grands et les petits frocs 393, sur la pauvreté religieuse, et sur la vision béatifique, produisirent de hautes clameurs et d'innombrables volumes; elles reposent aujourd'hui dans le même silence. Il couvre aussi les querelles très-animées qui eurent pour objet la philosophie d'Aristote. Grâce aux commentaires d'Averroës, et aux commentateurs de ses commentaires, cette philosophie était devenue en quelque sorte une seconde théologie, aussi obscure et aussi vaine que la première. L'astrologie judiciaire y joignait ses savantes visions; ce n'était pas seulement un abus, ou, si l'on veut, une erreur de l'astronomie; c'était une science à part, qui avait des chaires spéciales et des professeurs particuliers dans l'Université de Bologne et dans celle de Padoue 394, les deux premières universités d'Italie, qui donnaient le ton à toutes les autres. Deux de ces professeurs firent dans leur temps un tel bruit, qu'on ne peut se dispenser de leur accorder une mention particulière; on ne peut la refuser surtout à la mort tragique de l'un d'eux.

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