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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,

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Il faut toujours se rappeler que, dans ces universités et dans ces écoles, on n'enseignait encore, comme dans le siècle précédent, que ce qu'on appelait les sept arts. La littérature proprement dite y était presque entièrement ignorée. On commençait à peine à retrouver quelques uns des anciens auteurs qui devaient être la base des études littéraires. Les bibliothèques des écoles et des monastères, celles mêmes que plusieurs princes s'empressaient de former, ne contenaient, pour la plupart, que quelques œuvres des Pères 389, quelques livres de théologie, de droit, de médecine, d'astrologie et de philosophie scolastique; encore étaient-ils en petit nombre. C'est dans la suite du siècle qui commençait alors, que l'on vit naître en Italie, et à l'exemple de l'Italie, dans toute l'Europe, une avidité louable pour la découverte des anciens manuscrits. C'est alors qu'on chercha dans les coins les plus abandonnés et les plus poudreux des maisons particulières et des couvents, les ouvrages de ces auteurs, dont il n'était jusqu'alors resté, pour ainsi dire, que le nom, et de ceux qui avaient laissé beaucoup d'ouvrages dont on ne connaissait que la moindre partie. Ce fut principalement à Pétrarque, comme nous le verrons dans sa vie, que l'on dut cette révolution, et c'est un des plus solides fondements de sa gloire.

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