Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ,
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L'Université de Bologne éprouvait des vicissitudes continuelles. Tantôt excommuniée par Clément V, elle vit le plus grand nombre de ses élèves émigrer dans celle de Padoue, sa rivale 387; tantôt, par une suite de querelles élevées entre les professeurs et les magistrats, ou entre les écoliers et les citoyens, des classes nombreuses désertèrent et allèrent s'établir dans les villes voisines 388. Mais tous ces torts furent réparés. Jean XXII leva l'interdit de Clément, confirma et augmenta les priviléges de l'Université; les magistrats et les citoyens donnèrent aux professeurs et aux disciples les satisfactions qu'ils désiraient; et cette école, déjà célèbre, n'en eut que plus d'éclat et de célébrité. Bientôt Milan, Pise, Pavie, Plaisance, Sienne, et surtout Florence, rivalisèrent avec Padoue, Bologne, et cette Université de Naples fondée par Frédéric II, qui avait pris sous Robert de nouveaux accroissements. Boniface VIII avait fondé celle de Rome; ses successeurs en confirmèrent et en étendirent même les priviléges; mais leurs bulles ne pouvaient réparer le mal que leur absence faisait à cette université naissante; elle ne put jamais que languir, tandis que leur résidence à Avignon laissait la malheureuse Rome presque déserte, et, pour comble de maux, toujours en proie à des séditions et bouleversée par des troubles.